Le temps est pour l'homme un escalier qui mène au paradis. Expliquons nous, au palier nous trouvons le commencement de toute vie, à partir de la, chaque marche est une étape de notre existence. Quant on arrive enfin à l'étage, il n'y a plus d'étapes, on se retrouve face à ce qui nous perturbe depuis toujours, le mort. Le temps regroupe donc le commencement et la fin de toutes choses. On peut alors dire que le temps et l'essence même de l'existence.
Dans la mythologie Grecque, il y a deux divinités qui sont à l'origine du monde : Gaia, déesse de la Terre, et de tout ce qu'elle englobe de matériel, et Chronos, dieu du temps et de tout ce qui est subjectif à ce temps. Ces deux divinités sont donc a l'origine de la genèse, de la création de tout ce qui existe, existait et existera ( selon la mythologie de la Grèce Antique ). On prouve alors que le temps est aussi nécessaire a la vie qu'il l'est à la mort.
Le temps se décompose donc ici en trois notions : le passé, le présent et le futur. A l'échelle humaine, le passé est relatif à notre mémoire, c'est-à-dire aux souvenirs de ce que nous avons vécu, appris. Le passé retrace l'histoire même de l'humanité. Le présent, lui, est relatif a la perception, c'est ce que nous vivons à l'instant même, l'homme se son vivant n'est confronté directement qu'au présent et indirectement au passé et au futur. Car le futur est relatif à l'attente, c'est-à-dire ce qui arrivera dans deux minutes, trois jours ou cent ans. Si nous reprenons l'image de l'escalier, passé est ce qui derrière nous, le présent est l'emplacement ou nous nous trouvons et le futur ce qui est devant nous. Le temps s'écoule donc ainsi, pour devenir grand il faudra de la patience, savoir attendre. Si vous plantez une graine, vous saurez qu'il faudra plusieurs années pour que de cette petite graine naisse et grandisse un somptueux végétal.
Mais se fixer sur le futur n'est-il pas se fixer sur la mort ? Et ne dit on pas : " le passé, c'est le passé, il faut vivre avec son temps " ? Il faudrait alors ne vivre qu'au présent, " Carpe Diem " vivre au jour le jour. Pourtant nous craignons la mort toute notre vie, cette crainte ne gâche telle pas notre bonheur de vivre ?
L'homme nait dans la crainte de mourir. Mais Epicure nous dit: " La mort n'est rien pour nous ". Il e faut donc pas nous en soucier, car elle ne nous apportera que souffrance. Si nous passions notre vie en ayant peur de mourir, ne passerait-on pas à coté du bonheur ? Insensé est qui prône cette méfiance, ce serait se priver d'une vie en cause d'une futur mort qui n'est m^me pas là. Pourquoi s'en faire de la mort puisque tant que nous somme là, elle n'y est pas, et que quand elle est là, c'est alors nous qui ne sommes plus là.
Si on parvient à ne plus penser à la mort on en vient alors a ce demander, quel but avons nous de notre existence ? Pourquoi vivons nous ? Pour qui vivons nous ? Des questions auxquelles nous nous forgeons nous même une réponse. Nous vivons dans une société qui à été fondée sur des lois. Vivant au sein ce cette société, nous nous conformons au lois, et nous vivons avec autrui. L'homme est également confronté aux m½urs et aux passions. Inconsciemment nous nous donnons un objectif, celui de trouver le bonheur, celui de combler nos désirs, celui d'être libre. Nous savons que pour satisfaire un désir il faut engendrer la souffrance, cependant, chaque manque comblé entraine un nouveau manque, une nouvelle souffrance. Existons nous alors que pour souffrir ? La souffrance est elle la clef de notre bonheur ?
" Seul le temps nous le dira " est une expression assez populaire. Ils semble alors une fois de plus que l'homme se fixe sur un futur pour répondre a ces objectifs. Une autre expression nous dit : " le temps c'est de l'argent ", le but de l'homme est-il alors d'acquérir le plus de biens matériels possible pour en profiter le plus longtemps possible ? L'existence se résumerait elle alors uniquement au plaisirs et aux divertissement ? Passer sont temps à se divertir, avoir une vie de débauche, est-il un moyen pour l'homme de ne pas penser à la mort ? Et donc de ce fait vaincre le temps ? Pourtant dans ce cas, si on passe sa vie à s'amuser, ce temps nous paraitra bien moins long, et nous arriverions étonnais d'avoir eu une vie si courte. Pour vaincre le temps nous devons nous même devenir une entité du temps. pour cela deux solutions se complètent. D'une du coté physique, biologique de l'homme. Créer une famille, enfanter, n'est ce pas d'une manière poursuivre son nom dans l'histoire ? Éduquer nos enfants c'est leurs transmettent ce que nous savons, ce que nous sommes. Car dans le monde intelligible ce qui nous rend immortel ce sont nos idées, notre discours, notre esprit. Gandhi est décédé, mais ces idéaux persistent toujours. Rosa Park, Martin Luther King nous sont physiquement disparus, pourtant leurs actions, ont complètement changé l'histoire. Ces personnes existent comme des icônes, des symboles, ils deviennent alors immortels. Mais d'une manière générale le fait de vivre dans une société, est le moyen pour chacun de contribuer à l'évolution de cette société, chaque action que nous effectuons, chaque idées que nous transmettons s'immortalisent dans la société, et de cette façon nous acquérons une immortalité face au temps.
Au terme de cette argumentation, on se rend compte que la question " peut on vaincre le temps ? " Nous entraine dans une analyse beaucoup plus développé. Pour y répondre il faut se demander ce qu'est le temps, ce qu'est l'existence, et quel est notre but. Nous en concluons donc que pour vaincre le temps il faut en faire partie nous même. Nos idées se divinisent alors dans le temps, dans l'histoire et dans les générations futures. Nous nous y immortalisons alors avec. De cette manière l'être associé au temps devient l'essence même de la liberté.



